Mois : mai 2018

Femmes immigrées d’origine africaine – la vulnérabilité des mères célibataires

Être mère célibataire n’est pas du tout facile, surtout quand on vit loin de chez soi.
La parentalité (aptitude à être un parent) n’est pas une compétence innée. Elle s’acquiert au fil de l’expérience et doit donc être apprise. On ne naît pas parent, on le devient (Dolto).
Ce n’est pas parce qu’on s’est occupé de ses frères et sœurs au pays qu’être parent à l’étranger sera un jeu d’enfant. Le contexte est tout à fait différent.

Au pays, un support social existe pour gérer ce genre de situations. Les mères célibataires reçoivent l’aide de leurs parents et de la famille élargie. Parfois même, les enfants vivent avec leurs grands-parents, oncles ou tantes afin de recevoir un encadrement plus stable. Il ne s’agit pas seulement de les nourrir, de les soigner ou de les scolariser, mais surtout de leur offrir une structure familiale ainsi qu’une bonne éducation. Ce que leur mère ne peut parfois pas assumer.
Toutefois, certaines femmes restent avec leurs enfants et se « débrouillent » pour les élever tant bien que mal. Read more

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Abus sexuels pendant l’enfance, quelles répercussions possibles à l’âge adulte?

Pour ceux et celles qui ont grandi en Afrique, il était habituel de côtoyer des adultes qui nous prenaient parfois sur leurs genoux, ou dans leurs bras. Dans un environnement communautaire, plusieurs personnes gravitent en général autour des enfants; la famille proche ou élargie (oncles, tantes, cousins, cousines), les employés de maison, les voisins, ou encore les amis.

Les gestes affectueux envers un enfant n’ont à la base rien de rédhibitoire, au contraire, ils participent à son épanouissement et favorisent le développement de liens affectifs.

Le problème se pose lorsque ces gestes et comportements portent atteinte à l’intégrité physique et morale de l’enfant en question. Tous les adultes ne sont pas toujours bien intentionnés, et un enfant n’a malheureusement pas la maturité nécessaire pour détecter un prédateur sexuel et s’en protéger. Read more

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Perdre un être cher ici, perdre un être cher au pays, l’impact de la distance sur le processus de deuil

La mort est un phénomène universel, qui est géré de manière différente en fonction des sociétés, des cultures et des époques. Perdre un être cher n’est pourtant jamais facile à vivre, d’autant plus si nous sommes absents, ou très loin.

Le deuil en tant que perte, a des répercussions à différents niveaux. Répercussions économiques, sociales, identitaires. Du jour au lendemain, on devient veuf, veuve, orphelin, ou alors  financièrement dépendant, pauvre, ou dépouillé de toute source de revenus.

La perte engendrée bouleverse ce qui était et impose le changement, l’adaptation. Et dans cette optique, toute personne qui résiste est forcément appelée à souffrir.

Chaque culture ayant sa propre conception de la vie et de la mort. Les rituels funéraires sont multiples et variés. Ils permettent aux vivants de rendre hommage à leurs morts et d’effectuer leur propre travail de deuil.

L’identité de la personne décédée ainsi que les relations qu’on entretenait avec elle déterminent en majeure partie l’ampleur de la douleur qu’on pourra être amené à éprouver.

Malgré tout, le deuil reste un processus. Et en tant que tel, il a un début et une fin. Read more

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La famille, mon meilleur allié ou mon pire ennemi?

La famille comme entité sociale se définit préalablement par les liens de sang. Qu’elle soit nucléaire ou élargie, tous les membres qui la composent partagent un lien de parenté. Par conséquent, la famille dont nous sommes issus détermine nos origines.

En tant que premier lieu de socialisation, de transmission et d’apprentissage, elle joue un rôle important dans le développement de ses membres. C’est dans la famille que nous apprenons les comportements sociaux et les valeurs indispensables à la vie en société. Notamment,  le respect, la politesse, la solidarité, le sens de la famille, la vertu, l’amour de soi et des autres, etc.

Cependant, les liens de sang ne sont pas toujours synonymes de liens de cœur. S’il est vrai que l’appartenance familiale se définit par les liens de sang, ces derniers ne préjugent en rien la qualité des relations entre les membres d’une même famille.

Tous les frères et sœurs ne s’aiment pas forcément,  de même que tous les parents n’éprouvent pas les mêmes sentiments à l’égard de leurs enfants. L’amour, l’entraide et le soutien mutuel ne vont pas de soi dans toutes les familles. Read more

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Je ne suis pas mariée, ai-je raté ma vie? Pourquoi le célibat est-il mal vécu par beaucoup de femmes africaines?

Les attentes de la société ou de la communauté envers les individus qui la composent sont fortement liées au contexte culturel dans lequel ces derniers évoluent. L’Homme est le produit de son environnement.

Dans les cultures dites “individualistes”, l’accent est mis sur l’individu en tant qu’unité totalement indépendante du groupe. Les gens sont perçus et valorisés en fonction de leurs réalisations. Chacun est maître de son destin.

Par contre, dans les cultures dites “communautaires”, l’individu est perçu comme membre d’un groupe social qui a préséance sur lui. L’identité individuelle est fondée sur l’appartenance à ce groupe.

Pour ceux qui ont vécu en Afrique, il est courant de se présenter par son nom de famille, car c’est ce nom qui informe l’ interlocuteur de notre groupe d’appartenance. Tu es de “telle famille”., de “telle région”, etc . En d’autres termes, te demander comment tu t’appelles revient à te demander de quelle famille tu es, d’où tu viens? qui sont tes parents?

En Europe par contre, il est normal de se présenter avec son prénom, car l’individu existe en dehors de son groupe d’appartenance. Read more

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Relations amoureuses et échecs. De la nécessité d’apprendre à choisir un (e) partenaire et à gérer une relation de couple

De nos jours, hommes comme femmes, tout le monde se plaint. Il semblerait qu’il soit devenu difficile de trouver un(e) partenaire avec qui construire sa vie. Et quand bien même on réussit à se mettre en couple, les plaintes continuent à fuser … d’une autre manière.

La banalisation de la notion d’engagement ainsi que la montée de l’individualisme (mon intérêt d’abord) poussent à la multiplication des relations éphémères ou intéressées. Tous les moyens sont bons pour se mettre à l’abri.

Au sein d’une même communauté, on se méfie les uns des autres. En cas de problèmes relationnels, les hommes  sont traités de “gigolos”, de “vauriens”, et de “profiteurs”. Les femmes pour leur part sont traitées de “panthères”, d’araignées” ou de “matérialistes, calculatrices”.

Instinctivement, tout le monde se rejette la faute. Nous pensons toujours être mieux que l’autre. C’est sa faute à lui ou à elle si les choses n’ont pas fonctionné. Peu de personnes prennent le temps d’évaluer la relation terminée afin d’en  comprendre les causes. Et pourtant, c’est une étape Ô combien importante! pour repartir du bon pied.

Chercher le coupable aide à se sentir mieux sur le coup, mais n’aide nullement à avancer de manière constructive. Read more

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A toi, qui en veut encore à ton père ou à ta mère d’avoir été absent(e), ou de t’avoir blessé(e)

La qualité des relations affectives que nous avons entretenues (ou pas) avec nos parents constitue avec le temps, l’empreinte qui influencera nos choix amoureux et notre comportement relationnel une fois devenus adultes.

Les conflits non résolus, les émotions réprimées,la rancune, et les non-dits sont autant de facteurs qui nourrissent la souffrance de l’enfant qui est en chacun de nous.

Certains parents ont été absents, voire inexistants. Parfois même, on ne les a pas connus. On en a souvent entendu parler sans pouvoir y mettre un visage , ou y accrocher un parcours de vie.

D’autres encore sont décédés, partis trop tôt avant qu’on ait eu le temps de les connaître, de les aimer suffisamment et de nous laisser aimer par eux.

Ceux qui ont été présents n’ont pas toujours fait les bons choix, ni eu les bonnes attitudes envers nous.

On a peut-être été blessés, maltraités ou tout simplement abandonnés. Que ça a dû être douloureux pour l’enfant qu’on était. Comme on a dû souffrir de ce manque d’affection, d’attention et de présence parentale. Mais que faire? Read more

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Enfants maltraités, battus et humiliés, les conséquences sur leur vie d’adulte

Dans la majorité des cultures traditionnelles “africaines”, il est de bon ton de “corriger ” un enfant quand il fait des bêtises ou s’avère désobéissant.Toutefois, les parents ne sont pas toujours les seuls à administrer ces punitions. L’éducation étant souvent collective, les frères, sœurs, cousins et cousines plus âgé(e)s, ainsi que les oncles, tantes et grands-parents, peuvent endosser une fonction parentale envers tous les enfants de la famille.

Dans ce contexte, la punition est censée donner une leçon afin que l’enfant ne répète pas ce qu’on lui reproche et qu’il se comporte de manière conforme à ce qui est attendu de lui. On peut parler d’apprentissage par conditionnement.

Malheureusement, en l’absence de contrôle social et de sanctions envers les adultes qui abuseraient de ce pouvoir, certains actes ont souvent été au delà de la dimension corrective et de ce fait, se sont inscrits dans ce qu’on pourrait qualifier de maltraitance infantile. Read more

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Idées suicidaires, tentatives de suicide et suicide. Les noirs aussi sont concernés

Le suicide comme réalité peut être considéré comme un sujet “tabou” dans les communautés d’origine africaine. Tout le monde sait que ça existe, mais on n’en parle pas ou alors très peu. Quand bien même nous apprenons qu’une personne  s’est donnée la mort, nous sommes surpris d’apprendre que cette personne était d’origine africaine.

Il est assez difficile pour beaucoup d’entre nous de comprendre qu’une personne puisse se suicider. Et cela peu importe le problème qu’il peut avoir ou la souffrance dont il peut être victime. Nous tombons en général très vite dans le jugement et les préjugés. On l’accuse d’avoir voulu faire comme les “blancs”, parce que nous les noirs, on ne se suicide pas.

Cette croyance, bien ancrée dans l’inconscient collectif, trouve ses origines dans notre éducation et notre rapport à la mort.

Il y a quelques années, j’ai assisté à une scène qui m’a beaucoup impressionnée. Un voisin avait été retrouvé mort et son corps était exposé dans sa cour. La foule s’empressait autour du cadavre, qui était par terre, sans cercueil. Ce qui m’a frappé à l’époque, c’est l’ambiance qui régnait dans cette cour. Personne ne pleurait, pas même sa famille. Les visages étaient soucieux, interrogateurs, renfrognés. C’était du “jamais vu”, pour employer l’expression des badauds. Read more

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Je veux que ma vie change, mais … ne me demandez surtout pas de changer

A certains moments de la vie, il peut nous arriver d’être insatisfaits, malheureux ou totalement perdus. Dans ces instants troubles, notre vie ne nous convient plus et on aimerait tellement que les choses changent. Ce dont nous nous accommodions hier, devient tout à coup pénible à supporter, difficile à vivre.

Il peut s’agir d’une situation personnelle ou professionnelle, d’une relation affective ou amoureuse,  ou encore d’une expérience douloureuse vécue dans notre passé.

Toutefois, avoir envie de changer n’est pas synonyme de VOULOIR changer. L’envie se résume juste à un souhait, un désir, une espérance. Et en tant que tel, donne rarement naissance à l’action.

La VOLONTÉ par contre, est une décision qui est suivie d’un plan d’action concret. Celui qui veut vraiment changer s’en donne les moyens et est prêt à entamer la démarche qui pourra l’aider à y arriver.

L’erreur consistera à vouloir que les autres changent, ou à attendre que les choses évoluent spontanément. Sans aucun effort de notre part. On se plaint et on attend le changement que nous ne sommes pourtant pas prêts à effectuer en nous.

Beaucoup se plaignent, mais très peu veulent vraiment changer. Read more

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Afrique, la dépravation des moeurs chez les jeunes

J’ai pris connaissance il y a quelques jours d’une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux et qui montre plusieurs …

Pourquoi personne ne veut m’épouser? quand célibat rime avec dépression

Mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e) n’est-ce pas? nous semblons en général tous d’accord sur ce point. …

Femmes immigrées d’origine africaine – la vulnérabilité des mères célibataires

Être mère célibataire n’est pas du tout facile, surtout quand on vit loin de chez soi. La parentalité (aptitude à …