Catégorie : Troubles de santé mentale et thérapies

Abus sexuels pendant l’enfance, quelles répercussions possibles à l’âge adulte?

Pour ceux et celles qui ont grandi en Afrique, il était habituel de côtoyer des adultes qui nous prenaient parfois sur leurs genoux, ou dans leurs bras. Dans un environnement communautaire, plusieurs personnes gravitent en général autour des enfants; la famille proche ou élargie (oncles, tantes, cousins, cousines), les employés de maison, les voisins, ou encore les amis.

Les gestes affectueux envers un enfant n’ont à la base rien de rédhibitoire, au contraire, ils participent à son épanouissement et favorisent le développement de liens affectifs.

Le problème se pose lorsque ces gestes et comportements portent atteinte à l’intégrité physique et morale de l’enfant en question. Tous les adultes ne sont pas toujours bien intentionnés, et un enfant n’a malheureusement pas la maturité nécessaire pour détecter un prédateur sexuel et s’en protéger. Read more

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A toi, qui en veut encore à ton père ou à ta mère d’avoir été absent(e), ou de t’avoir blessé(e)

La qualité des relations affectives que nous avons entretenues (ou pas) avec nos parents constitue avec le temps, l’empreinte qui influencera nos choix amoureux et notre comportement relationnel une fois devenus adultes.

Les conflits non résolus, les émotions réprimées,la rancune, et les non-dits sont autant de facteurs qui nourrissent la souffrance de l’enfant qui est en chacun de nous.

Certains parents ont été absents, voire inexistants. Parfois même, on ne les a pas connus. On en a souvent entendu parler sans pouvoir y mettre un visage , ou y accrocher un parcours de vie.

D’autres encore sont décédés, partis trop tôt avant qu’on ait eu le temps de les connaître, de les aimer suffisamment et de nous laisser aimer par eux.

Ceux qui ont été présents n’ont pas toujours fait les bons choix, ni eu les bonnes attitudes envers nous.

On a peut-être été blessés, maltraités ou tout simplement abandonnés. Que ça a dû être douloureux pour l’enfant qu’on était. Comme on a dû souffrir de ce manque d’affection, d’attention et de présence parentale. Mais que faire? Read more

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Enfants maltraités, battus et humiliés, les conséquences sur leur vie d’adulte

Dans la majorité des cultures traditionnelles “africaines”, il est de bon ton de “corriger ” un enfant quand il fait des bêtises ou s’avère désobéissant.Toutefois, les parents ne sont pas toujours les seuls à administrer ces punitions. L’éducation étant souvent collective, les frères, sœurs, cousins et cousines plus âgé(e)s, ainsi que les oncles, tantes et grands-parents, peuvent endosser une fonction parentale envers tous les enfants de la famille.

Dans ce contexte, la punition est censée donner une leçon afin que l’enfant ne répète pas ce qu’on lui reproche et qu’il se comporte de manière conforme à ce qui est attendu de lui. On peut parler d’apprentissage par conditionnement.

Malheureusement, en l’absence de contrôle social et de sanctions envers les adultes qui abuseraient de ce pouvoir, certains actes ont souvent été au delà de la dimension corrective et de ce fait, se sont inscrits dans ce qu’on pourrait qualifier de maltraitance infantile. Read more

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Idées suicidaires, tentatives de suicide et suicide. Les noirs aussi sont concernés

Le suicide comme réalité peut être considéré comme un sujet “tabou” dans les communautés d’origine africaine. Tout le monde sait que ça existe, mais on n’en parle pas ou alors très peu. Quand bien même nous apprenons qu’une personne  s’est donnée la mort, nous sommes surpris d’apprendre que cette personne était d’origine africaine.

Il est assez difficile pour beaucoup d’entre nous de comprendre qu’une personne puisse se suicider. Et cela peu importe le problème qu’il peut avoir ou la souffrance dont il peut être victime. Nous tombons en général très vite dans le jugement et les préjugés. On l’accuse d’avoir voulu faire comme les “blancs”, parce que nous les noirs, on ne se suicide pas.

Cette croyance, bien ancrée dans l’inconscient collectif, trouve ses origines dans notre éducation et notre rapport à la mort.

Il y a quelques années, j’ai assisté à une scène qui m’a beaucoup impressionnée. Un voisin avait été retrouvé mort et son corps était exposé dans sa cour. La foule s’empressait autour du cadavre, qui était par terre, sans cercueil. Ce qui m’a frappé à l’époque, c’est l’ambiance qui régnait dans cette cour. Personne ne pleurait, pas même sa famille. Les visages étaient soucieux, interrogateurs, renfrognés. C’était du “jamais vu”, pour employer l’expression des badauds. Read more

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Je veux que ma vie change, mais … ne me demandez surtout pas de changer

A certains moments de la vie, il peut nous arriver d’être insatisfaits, malheureux ou totalement perdus. Dans ces instants troubles, notre vie ne nous convient plus et on aimerait tellement que les choses changent. Ce dont nous nous accommodions hier, devient tout à coup pénible à supporter, difficile à vivre.

Il peut s’agir d’une situation personnelle ou professionnelle, d’une relation affective ou amoureuse,  ou encore d’une expérience douloureuse vécue dans notre passé.

Toutefois, avoir envie de changer n’est pas synonyme de VOULOIR changer. L’envie se résume juste à un souhait, un désir, une espérance. Et en tant que tel, donne rarement naissance à l’action.

La VOLONTÉ par contre, est une décision qui est suivie d’un plan d’action concret. Celui qui veut vraiment changer s’en donne les moyens et est prêt à entamer la démarche qui pourra l’aider à y arriver.

L’erreur consistera à vouloir que les autres changent, ou à attendre que les choses évoluent spontanément. Sans aucun effort de notre part. On se plaint et on attend le changement que nous ne sommes pourtant pas prêts à effectuer en nous.

Beaucoup se plaignent, mais très peu veulent vraiment changer. Read more

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Je suis noir(e) et je fais une dépression. Comment est-ce possible? qui peut m’aider?

La dépression est une maladie qui peut avoir des conséquences plus ou moins graves sur la santé mentale, si elle n’est pas prise en charge assez tôt.

Il existe toutefois une différence entre  “une dépression” et “une déprime”.

La déprime est un changement d’humeur temporaire provoqué par des circonstances désagréables. Elle se caractérise par la tristesse, une baisse de motivation, « un moral dans les chaussettes », ou encore un découragement global.

La vie n’étant pas un long fleuve tranquille, tout le monde déprime à un moment ou à un autre. C’est donc un ÉTAT  « normal » et habituel chez les êtres humains. Elle dure en général quelques jours et on s’en remet spontanément.

Contrairement à la dépression, elle n’entraîne pas un processus de dévaluation personnelle.

La dépression par contre est une MALADIE. Et qui dit maladie dit prise en charge psychologique ou médicale en fonction de la gravité des symptômes.

Elle se caractérise par une grande détresse, une souffrance  profonde, ainsi qu’un sentiment global d’impuissance. Elle peut avoir une forme légère, modérée ou sévère.

Celui qui fait une dépression perd de l’intérêt pour le monde extérieur. Il se replie sur lui-même  et rumine sans cesse ses idées noires. Il veut rester SEUL. Read more

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Comment devient-on fou? Qu’est-ce que la folie?

A chaque structure correspond des mécanismes qui nous aident à faire face aux événements de la vie et à gérer un stress important.Tant que tout se passe bien, nous sommes équilibrés et adaptés.

Toutefois, s’il arrive qu’on se retrouve face à un évènement qui dépasse nos capacités de traitement, nos mécanismes de défense habituels deviennent insuffisants. Le cerveau, débordé, n’arrive plus à rétablir un fonctionnement adéquat.

On risque alors de faire une décompensation et de basculer dans une des maladies psychiatriques propres à notre structure de base. Ces maladies sont souvent regroupées sous le terme de “folie” par le grand public, or il s’agit de symptômes relevant de plusieurs maladies mentales appelées psychoses.

Qu’est-ce que la psychose?

La psychose peut se définir comme un trouble mental caractérisé par une perte de contact avec la réalité. La personne qui en souffre ne se rend pas compte de son état. Elle vit dans un délire constant et est persuadée que ce qu’elle perçoit existe vraiment.

Origines

“…il convient de distinguer d’emblée les étiologies organiques (altération des tissus cérébraux, atrophie cérébrale diffuse, comme dans la démence sénile, intoxications médicamenteuses ou toxicomaniaques, maladies infectieuses aiguës, traumatismes physiques et organiques) des étiologies psychiques (traumatisme de caractère psychique constitué par des événements extérieurs tels que la mort d’un être cher, l’horreur d’une guerre, d’un bombardement, d’une catastrophe naturelle, d’une prise d’otage, d’un état de détention ou d’enfermement prolongé” ( Philippe Fontaine).

Une psychose peut donc résulter d’une maladie, d’une ingestion de substances toxiques ou d’une situation douloureuse vécue.

Symptômes

  • Idées délirantes qui peuvent prendre différentes formes: délires de persécution ( on me poursuit, on me veut du mal), idées mégalomaniaques (j’ai des talents particuliers, je suis Dieu), délires de pensée (quelqu’un contrôle mes pensées), etc.
  • Hallucinations: auditives (entendre des voix), visuelles (voir des gens, des formes, des animaux), tactiles (sentir des fourmillements sur le corps), sentir des odeurs et des goûts en l’absence de tout stimuli.
  • Troubles cognitifs: difficultés à communiquer, discours incohérent ou incompréhensible.
  • Troubles moteurs: difficultés à exécuter des tâches simples et séquentielles: se laver, catatonie (se mettre dans des positions étranges, ne pas réagir aux sollicitations).
  • Apparence et hygiène négligées.
  • Altération significative du fonctionnement normal: adaptation sociale difficile.
  • Détresse importante

Traitements

Une prise en charge rapide est préconisée. Plus on attend, plus la maladie devient invalidante sur le long terme. Plusieurs interventions peuvent être envisagées:

  • Pharmacologie: prise de médicaments, et plus particulièrement de neuroleptiques
  • Psychothérapie familiale ou individuelle
  • Aide à la réadaptation sociale après stabilisation des symptômes
  • Hospitalisation ou maintien en habitations protégées

Contrairement à ce qu’on croit, le malade psychotique n’est pas un psychopathe. Il est en général effrayé, confus et se met à l’écart des autres dont il se sent différent. Toutefois, certains facteurs peuvent le rendre dangereux. Notamment la désocialisation (rupture de lien social, absence de support social ou de domicile fixe), la consommation de substances toxiques (qui vont désinhiber ses tendances agressives), et l’arrêt brusque de traitement ( effets secondaires) ou l’absence de diagnostic préalable.

Les différences culturelles

Chaque culture a ses propres savoirs et ses propres techniques de prise en charge de la maladie mentale. Qu’ils soient écrits ou pas.

Les symptômes pour exprimer une même maladie peuvent également différer en fonction de la culture à laquelle on appartient. Raison pour laquelle certains troubles ne peuvent être compris en dehors du contexte d’origine du patient.

C’est de ce constat qu’est née l’ethnopsychiatrie. Elle s’intéresse à “comment on tombe malade dans différentes cultures”. Elle interroge la signification culturelle des symptômes observés chez un patient originaire d’une culture différente.

Les questions qu’on devrait tous se poser

  • Pourquoi avons-nous peur des “fous”?
  • Que savons-nous de leur maladie?
  • Pourquoi vivent-ils en marge de la société?
  • Que représente la folie dans nos schémas de pensée individuels? collectifs?
  • Pourquoi certaines familles rejettent-ils leurs “malades”?
  • Quelles sont les croyances véhiculées par nos sociétés ?

La psychose peut être épisodique ou chronique. Elle peut également être soignée ou du moins stabilisée dans certaines conditions. Laisser les “fous” sans aucun suivi, ni aucune médication n’aggrave t-il pas leur état?

Qu’est-ce qui nous empêche d’écouter ce que dit leur maladie? toutes les personnes atteintes de psychoses ne sont pas nées ainsi. Il y a eu des évènements, des maladies, des comportements, qui ont conduit à cet état.

Ne croyons surtout pas que ça n’arrive qu’aux autres. La frontière entre le normal et le pathologique  n’est pas si étanche que ça en a l’air.

Tous les êtres humains ont des faiblesses, tout le monde peut “exploser” de l’intérieur à tout moment.

 

Noire&Psy

 

 

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Pourquoi et quand consulter un Psy?

Quelle que soit l’origine ( noir, blanc, jaune ou rouge), nous vivons tous des événements susceptibles de mettre à mal notre bien-être à un moment donné ou à un autre. La seule différence se situe dans les modes d’expression, de réaction et de prise en charge. Ces derniers sont la plupart du temps culturellement codifiés. Chaque société ayant mis en place son propre système de régulation.

La santé mentale est un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté. Dans ce sens positif, la santé mentale est le fondement du bien-être d’un individu et du bon fonctionnement d’une communauté.

La santé et le bien-être mentaux sont indispensables pour que l’être humain puisse, au niveau individuel et collectif, penser, ressentir, échanger avec les autres, gagner sa vie et profiter de l’existence.” (OMS) Read more

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